Quelle aventure !
Dans le cadre du projet Séquences Éphémères, nous avons poursuivi notre collaboration avec Charles autour de son projet d’expérience immersive en réalité virtuelle, qui vise à valoriser le patrimoine de la Martinique. Cette création explore notamment la période de l’Occupation et la manière dont elle s’est vécue sur notre territoire.

Pour cette nouvelle étape, nous avons organisé une double séance en studio avec de nouveaux participants — des amis artistes de Charles — ainsi que le retour de notre jeune comédien. L’occasion de voir, une fois encore, comment la motion capture peut rassembler des profils variés et leur offrir un espace de création inédit.
Mais cette fois-ci, l’aventure ne s’est pas arrêtée au studio.
Nous avons également réalisé, pour la première fois dans le cadre des activités créatives de Séquences Éphémères, une prestation de service en extérieur (“on location”). Le tournage s’est tenu dans une maison du quartier de Balata, ancienne résidence du sujet de l’expérience immersive, restaurée grâce aux fonds du Loto du Patrimoine.

Un moment fort : croiser un lieu de mémoire historique, un patrimoine restauré et la création d’un nouveau patrimoine numérique à travers les technologies immersives. C’est du patrimoine au cube !
Nous avons été magnifiquement accueillis par les propriétaires, qui nous ont même conviés par la suite à partager un moment convivial en compagnie des régisseurs de la production Netflix tournée récemment en Martinique.

Pour Georges-Emmanuel Arnaud, directeur artistique d’Anisotropie, c’est un rêve qui prend forme : voir émerger, à travers ces actions, une dynamique où le patrimoine et la technologie se rencontrent, où des marchés encore balbutiants s’esquissent, où des rencontres fécondes s’enchaînent et ouvrent de nouvelles perspectives.
Cette dynamique nourrit notre conviction : oui, les subventions sont nécessaires et précieuses, mais notre projet peut et doit devenir autosuffisant (self-sustainable). En créant des services, en valorisant la Martinique et sa culture, en bâtissant un écosystème local autour de la motion capture et des expériences immersives, nous posons les bases d’un avenir où l’association Anisotropie pourra voler de ses propres ailes.
Un pas de plus vers cette vision, et un pas qui nous remplit de gratitude et d’enthousiasme.

